Faire-part : de l’esquisse au final


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Le premier faire-part de l’année (et de ma nouvelle vie de free lance à vrai dire !) vient d’être adressé aux convives. Il est donc temps pour moi de partager avec vous les joies de cette première collaboration professionnelle, en vous montrant les  paliers visuels qu’a gravi le faire-part au fil des échanges.

Des balbutiements de recherche à la mise en page définitive (le plus dur pour moi, car je ne sais pas dire : « ouf, c’est fini ! »), nous sommes passés par de nombreux essais. Je dois avouer que pour une première commande, j’étais en terrain conquis, puisque j’ai travaillé pour mon frère et ma belle-sœur ! Pour que l’exercice en vaille le coup, je les ai évidemment traités comme de vrais clients, à l’écoute de leurs désirs, de leurs idées, et renonçant parfois à ce que moi je préférais pour satisfaire leur demande. Peut-être que ce n’est finalement pas l’exercice le plus confortable de travailler pour des gens qu’on aime (peur de décevoir), mais cela a été une super expérience et je suis plutôt contente et fière du résultat !
Les symboles de leur mariage sont l’Olivier et le Laurier. Il voulaient quelque chose de simple, épuré avec une touche de vert d’eau. Comme je vous le disais dans un post précédent, le végétal est à l’honneur cette année, nous sommes donc parfaitement dans les clous tendanciels !

J’ai donc choisi, pour le côté épuré, de travailler le visuel en noir et blanc, en dessinant à la pointe fine le motif principal, une branche d’olivier et une branche de laurier entrelacés et qui forment une couronne végétale, donnant au visuel final un air de gravure à l’ancienne (toute modestie gardée).
Pour amener subtilement un peu de couleur, j’ai choisi de travailler un fond à l’encre très léger, pour ne pas alourdir le motif qui se voulait discret et aérien.
Inconditionnelle du motif que je suis, et histoire de rythmer visuellement la papeterie finale, il me fallait placer une répétition graphique quelque part ! J’ai donc réalisé un motif de mini-branches d’olivier pour le carton d’invitation, que j’ai légèrement désaxée pour le dynamisme.

Faire-part de l'esquisse au final

C’est la partie texte qui m’a donné le plus de fil à retordre, car j’étais partie bille en tête sur une typo assez brute et épaisse. Pour moi, cela allait donner un peu de poids et de stabilité à la papeterie. Et c’est là tout l’intérêt de mon travail : ranger mes principes, remettre en branle mes habitudes graphiques pour répondre à la demande du client avant tout ! Penser client, penser client, penser client ! Haha !

Ce qu’eux voulaient, c’était conserver, même au niveau du texte, cette fragilité, cette légèreté qu’ils aimaient dans l’esquisse et dans le travail du fond à l’encre. Ils souhaitaient aussi voir un peu de fantaisie et de candeur dans le texte. J’ai donc finalement trouvé une solution qui leur a plu : utiliser une typographie légère, manuscrite et faire varier les graisses, les tailles des lettres. Et, pour certains mots importants, créer de petites mises en scènes typographiques pour traduire leurs sentiments.

Faire-part Olivier final

Pour finir, une des étapes que je préfère, la mise sous enveloppe de la papeterie telle qu’elle sera découverte par les convives à l’ouverture ! Afin de lier les 2 cartons ensemble, nous avons choisi du raphia de couleur naturelle pour la simplicité, divisé dans l’épaisseur pour l’affiner,  et noué autour d’un petit macaron de papier  personnalisé à leurs prénoms et date de mariage.Photos_Faire-part Olivier final

J’espère que vous aimerez cette papeterie que j’ai eu un immense plaisir à réaliser! Maintenant, je me réjouis à l’approche de l’événement lui-même, qui s’annonce plein d’émotions pour moi, grande sœur émue et témoin honoré.

Bonne journée à tous !

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